Pionnière du shatta en France, Maureen nous raconte tout.

Après l'effervescence du show aux chorégraphies millimétrées de Maureen à l’Hypnotize Festival de Bordeaux, NOWZI se glisse en backstage pour rencontrer la star du shatta. Après une bonne hydratation, l’artiste nous accorde quelques minutes, juste avant son repas, pour répondre à nos questions.

Propos recueillis par Lucas Roquefort, avec la contribution d'Agathe Longin.

MAUREEN ©Minattitude

 

 

N : Pionnière du shatta en France, comment as-tu découvert ce style musical ?

M : J’ai grandi avec ce style de musique, parce que le shatta vient de chez nous, ça vient de la Martinique. Dès que ça a été créé, je l’ai connu. Je dansais aussi à l’époque, j’étais danseuse avant tout. Donc quand j’ai commencé à chanter c’était comme une évidence, ça me paraissait logique. Si j’arrivais à m’imaginer une chorégraphie rien qu’en écoutant l'instru, je me disais : “ok c’est bon, c’est celle-ci qu'il me faut". 

N : Que penses-tu du public métropolitain ? 

M : J’ai une très bonne perception du public métropolitain, ça se passe super bien. Le shatta a vraiment pris une ampleur pas possible. Dès mon premier show en France métropolitaine, j’ai été très surprise, et plus le temps passe, plus je reçois énormément d’amour. 

N : Y a-t-il une scène qui t'a particulièrement marquée ? 

M : Je pense qu’elles m’ont vraiment toutes marquées *rires*. Il y a une scène où une fan a réussi à me faire pleurer - enfin, j’ai pleuré avec elle. Je disais “mais arrête de pleurer” *rires*. Sur un des festivals cet été, j’ai failli pleurer aussi. La larme a coulé à la fin. Quand le show s'est terminé, j’ai remercié le public, et on a quitté la scène. Ils ont commencé à crier mon prénom et par la suite ils sont venus sur les côtés de la scène, là où je sortais. J’ai reçu tellement d’amour et de bonnes vibes, c’était incroyable.
Même si parfois ça peut être dur, je reçois tellement d’amour que c’est vraiment ce qui me donne la gniac, c’est ma motivation tous les jours. Je suis déterminée.

N :
Ton style sur scène nous marque à chaque fois. Tu avais quelque chose de spécial de prévu pour Hypnotize ? 

M : O
n n'a pas prévu quelque chose de spécial. Après, il faut savoir que toutes nos tenues sont faites sur mesure, que ce soit moi ou les danseuses. Parfois, il n'y a pas de thème mais aujourd’hui en tout cas c’était la couleur rouge. J’ai quand même ajouté ma petite touche de violet *rires* (Maureen avait les cheveux violets lors de sa prestation).

N : As-tu des inspirations françaises ? 

M :
Pas vraiment. Le plus souvent je sais exactement ce que je veux. Avec ma styliste, elle me propose des trucs, je lui propose des trucs, etc. On a, entre guillemets, notre signe de fabrique mais c’est vraiment au feeling. On essaie de chercher des choses qui ne se ressemblent pas, mais qui ont le même fil conducteur, la même base. 

N :
Qu’est-ce que tu aimerais que le public retienne de toi ?

M : L
’énergie. Ce que j’ai envie de dire à mon public, c’est vraiment de croire en eux, qu’il ne faut jamais abandonner peu importe les préjugés ou les mauvais commentaires. Il faut toujours tout donner et un jour ça paiera.

 

 

 

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